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TVA en Suisse : les nouveautés 2025-2026 que les PME doivent connaître

Taux de TVA suisses 2026, décompte annuel pour les PME, plateformes numériques et révision de la LTVA 2025. Guide pratique de Fidav pour les entreprises au Tessin et en Suisse.

par Team Fidav 27 mai 2025 5 min de lecture
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CORPS DE L'ARTICLE

TVA en Suisse : les nouveautés 2025-2026 que les PME doivent connaître

En résumé. En 2026, les taux de TVA suisses restent inchangés : 8,1% normal, 2,6% réduit, 3,8% spécial pour l'hébergement. La nouveauté la plus importante est la révision partielle de la LTVA en vigueur depuis le 1er janvier 2025 : décompte annuel pour les PME jusqu'à CHF 5 millions, nouvelles règles pour les plateformes numériques, exonérations élargies pour agences de voyages et santé. Pour les PME, il s'agit de changements concrets qui pèsent sur la charge administrative — si on les connaît, on en profite.

Les taux de TVA en vigueur en 2026

Les taux en vigueur en Suisse en 2026 sont ceux introduits au 1er janvier 2024 (augmentation liée au financement AVS/AI) et resteront inchangés toute l'année :

TypeTauxCe qu'il couvre
Normal8,1%La plupart des biens et services : conseil, voitures, électronique, alcool, vêtements, etc.
Réduit2,6%Denrées alimentaires, médicaments, livres, journaux, plantes vivantes, produits d'hygiène menstruelle (dès 2025)
Spécial hébergement3,8%Prestations d'hébergement avec petit-déjeuner dans le secteur hôtelier

(Source : AFC / estv.admin.ch — valeurs en vigueur depuis le 1er janvier 2024, confirmées pour 2026.)

Aucune modification des taux n'est prévue pour 2026. Le prochain changement potentiel lié à la TVA est le financement de la 13e rente AVS (augmentation de 0,5 à 0,7 point), mais il est encore en discussion parlementaire et n'est pas en vigueur.

La révision partielle de la LTVA : ce qui change dès 2025

Le 1er janvier 2025, la révision partielle de la Loi sur la TVA (LTVA) est entrée en vigueur, avec quelques nouveautés concrètes pour les entreprises. Cela vaut la peine d'en faire le point, car elles impactent la gestion quotidienne.

Décompte TVA annuel pour les PME

C'est la nouveauté la plus importante pour les petites et moyennes entreprises. Jusqu'en 2024, le décompte TVA était trimestriel pour la plupart des entreprises (4 décomptes par an). Dès 2025, les PME avec un chiffre d'affaires annuel jusqu'à CHF 5'005'000 (TVA incluse) peuvent choisir de présenter un unique décompte annuel.

Comment cela fonctionne en pratique :

  • La demande est déposée via le ePortal AFC d'ici au 28 février de l'année de référence. Les nouveaux assujettis disposent de 60 jours dès la réception du numéro TVA.
  • Condition impérative : avoir présenté et payé tous les décomptes précédents dans les délais — celui qui a des arriérés ne peut pas accéder au régime annuel.
  • Le paiement n'a pas lieu en une seule fois : on paie en 3 acomptes (30 mai, 30 août, 30 novembre) pour la méthode effective ou forfaitaire, et en 1 acompte (30 août) pour la méthode des taux de la dette fiscale nette. Les acomptes sont calculés sur l'impôt de la dernière période fiscale.
  • Le décompte proprement dit (récapitulatif annuel) est remis d'ici au 28 février de l'année suivante.
  • Si le seuil de CHF 5'005'000 est dépassé pendant 3 périodes consécutives, ou si un paiement est manqué, le régime annuel est révoqué.

L'avantage est réel : 1 décompte par an au lieu de 4, avec à la clé un gain de temps et une simplification comptable. Pour beaucoup de PME, c'est l'une des simplifications les plus utiles de ces dernières années.

Plateformes numériques et vente à distance

Dès le 1er janvier 2025, les plateformes numériques qui gèrent la vente à distance de biens physiques importés en Suisse (Amazon, eBay, AliExpress et similaires) deviennent directement responsables de la perception et du versement de la TVA pour les vendeurs tiers qui opèrent par leur intermédiaire. L'objectif est d'éliminer une zone grise qui permettait d'éviter la TVA sur les achats depuis l'étranger.

Pour les PME suisses qui vendent par ces plateformes, l'impact dépend de la structure : dans certains cas, la plateforme devient l'assujetti TVA ; dans d'autres, les obligations restent sur l'entreprise. Il vaut la peine de vérifier sa situation spécifique avec la fiduciaire si l'on vend sur une marketplace.

Exonérations élargies pour certains secteurs

Avec la révision 2025, de nouvelles exclusions de l'impôt ont été introduites pour certains secteurs :

  • Agences de voyages : la revente de voyages sur le territoire suisse est désormais exclue de la TVA.
  • Prestations médicales coordonnées : exonération étendue.
  • Activités culturelles : exonération élargie.
  • Services d'assistance d'organisations sans but lucratif : exclus de l'impôt.
  • Produits d'hygiène menstruelle : passés du taux normal (8,1%) au taux réduit (2,6%) dès le 1er janvier 2025.

Taux de la dette fiscale nette : plus flexibles dès 2025

Le régime des taux de la dette fiscale nette a été assoupli : il n'y a plus la limite de deux taux, mais on peut en utiliser plus de deux, à condition que chacun couvre au moins 10% du chiffre d'affaires. Une modification technique, utile pour les entreprises avec des activités diversifiées.

Le seuil d'assujettissement : quand l'obligation TVA s'enclenche

Un point de base à ne pas oublier : l'obligation d'assujettissement TVA s'enclenche quand le chiffre d'affaires global annuel dépasse CHF 100'000, prestations à l'étranger comprises. En dessous de ce seuil, on peut choisir de s'inscrire volontairement (cela peut être pertinent pour récupérer l'impôt préalable sur les achats).

Pour les entreprises étrangères qui réalisent des opérations imposables en Suisse (installations, services à des consommateurs privés suisses), l'obligation d'inscription s'enclenche indépendamment du siège.

La méthode des taux de la dette fiscale nette : est-ce intéressant pour les PME ?

Pour les PME avec un chiffre d'affaires jusqu'à CHF 5,024 millions et un impôt annuel jusqu'à CHF 108'000, la méthode des taux de la dette fiscale nette est une alternative intéressante à la méthode effective. Comment cela fonctionne :

  • On applique un taux de la dette fiscale nette sectoriel (attribué par l'AFC en fonction de l'activité) au chiffre d'affaires brut.
  • Il n'est pas nécessaire de déterminer l'impôt préalable sur les achats.
  • Le résultat : moins de travail comptable, moins de contrôles, moins de risque d'erreurs.
  • Inconvénient : si l'on fait beaucoup d'achats avec TVA (investissements, matières premières), la méthode effective peut offrir une marge de déduction supérieure.

Environ un tiers des PME suisses utilise cette méthode. Dès 2025, comme dit, il n'y a plus la limite de deux taux, ce qui rend le régime plus flexible pour qui a plusieurs types d'activités.

Le régime doit être conservé pendant au moins une année et exige un choix conscient : il n'est pas toujours avantageux, cela dépend de la structure des coûts et des achats.

Les erreurs TVA qui coûtent le plus

D'expérience fiduciaire, voici les points sur lesquels les PME se trompent le plus souvent :

  • Facture sans numéro TVA du fournisseur suisse : empêche la déduction de l'impôt préalable. Cela peut paraître anodin, mais cela arrive.
  • Non-inscription à la TVA lorsque le seuil de CHF 100'000 est dépassé : l'AFC récupère l'impôt non versé avec intérêts.
  • Frais mixtes (privés + professionnels) déduits intégralement : le remboursement de TVA est réduit ou refusé.
  • Acomptes du décompte annuel payés tard ou en quantité insuffisante (sous 50% de l'impôt de l'année précédente pour la méthode effective, sous 35% pour les taux de la dette fiscale nette) : le régime annuel est révoqué.
  • Dépassement des seuils des taux de la dette fiscale nette sans le communiquer à l'AFC : sanctions et recalculs.

La règle d'or est : contrôle systématique des conditions et des seuils, et communication immédiate à l'AFC quand quelque chose de pertinent change dans le chiffre d'affaires ou la structure de l'activité.

Les délais qu'on ne peut pas oublier

Pour qui gère la TVA en autonomie, les délais clés :

  • Décompte trimestriel : dans les 60 jours suivant la fin du trimestre (avec possibilité de prolongation gratuite via l'ePortal).
  • Décompte annuel : d'ici au 28 février de l'année suivante ; acomptes intermédiaires les 30 mai, 30 août et 30 novembre.
  • Demande pour le régime annuel : d'ici au 28 février de l'année pour laquelle on souhaite l'adopter.

Toutes les opérations (décomptes, prolongations, demandes de régime) sont gérées via le ePortal AFC.

Comment nous vous aidons

Pour une PME, la TVA est l'un des domaines où une erreur technique — même de bonne foi — se paie cher et en retard : l'AFC récupère, calcule des intérêts et souvent aussi des sanctions. Fidav gère la comptabilité et le cycle TVA de nombreuses entreprises au Tessin et en Suisse, du décompte périodique à la réconciliation annuelle, avec une approche numérique qui réduit papier et risques.

Si vous évaluez le passage au décompte annuel ou à la méthode des taux de la dette fiscale nette, nous pouvons vous aider à comprendre si cela en vaut vraiment la peine pour votre cas — il n'existe pas de réponse valable pour tous. Approfondissez notre comptabilité et administration financière et le conseil fiscal aux entreprises.

Vous avez des doutes sur le décompte TVA ou vous voulez évaluer le passage au régime annuel ? Écrivez-nous sur WhatsApp au +41 79 741 02 89 ou appelez le +41 91 640 40 20.

FAQ (visibles sur la page + schéma FAQPage ci-dessus)

Quels sont les taux de TVA en Suisse en 2026 ? En Suisse, en 2026, trois taux de TVA sont en vigueur : le taux normal de 8,1% (la plupart des biens et services), le taux réduit de 2,6% (denrées alimentaires, médicaments, livres, journaux, produits d'hygiène menstruelle) et le taux spécial pour l'hébergement de 3,8% (prestations d'hébergement avec petit-déjeuner). Ces taux sont en vigueur depuis le 1er janvier 2024 et restent inchangés pour 2026.

Qu'est-ce que le décompte TVA annuel pour les PME suisses et qui peut y accéder ? Depuis le 1er janvier 2025, les PME avec un chiffre d'affaires annuel jusqu'à CHF 5'005'000 (TVA incluse) peuvent présenter un unique décompte TVA annuel au lieu des quatre trimestriels. La demande est déposée via le ePortal AFC d'ici au 28 février de l'année de référence. Condition : avoir payé tous les décomptes précédents dans les délais. L'avantage principal est la réduction de la charge administrative.

À partir de quand l'obligation TVA s'enclenche-t-elle en Suisse pour une entreprise ? En Suisse, l'obligation d'assujettissement à la TVA s'enclenche quand le chiffre d'affaires global annuel dépasse CHF 100'000. En dessous de ce seuil, on peut choisir de s'inscrire volontairement. Les entreprises étrangères qui réalisent des opérations imposables sur le territoire suisse (installations, services à des particuliers) doivent s'assujettir indépendamment du siège.

Qu'est-ce que la méthode des taux de la dette fiscale nette et est-elle intéressante pour une PME ? La méthode des taux de la dette fiscale nette est une simplification pour les PME avec un chiffre d'affaires jusqu'à CHF 5,024 millions et un impôt annuel jusqu'à CHF 108'000 : au lieu de calculer la TVA sur les opérations individuelles, on applique un pourcentage fixe au chiffre d'affaires brut. Il n'est pas nécessaire de déterminer l'impôt préalable, ce qui réduit drastiquement le travail comptable. Environ un tiers des PME suisses l'utilise.

Quelles sont les erreurs TVA les plus fréquentes dans les PME suisses ? Les erreurs les plus fréquentes sont : factures sans numéro TVA du fournisseur (empêche la déduction de l'impôt préalable) ; non-inscription à la TVA lorsque le seuil de CHF 100'000 est dépassé ; frais mixtes déduits intégralement ; paiement tardif des acomptes dans le décompte annuel (qui conduit à la révocation du régime) ; et défaut de communication du dépassement des seuils pour la méthode des taux de la dette fiscale nette.

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